“Evangéliser” veut-il dire apporter la Bonne Nouvelle comme l’a fait Walfroy ? – 8

La manière d’évangéliser

 

Priez avec fidélité, demeurez vigilants par la prière adressée à Dieu avec reconnaissance. En même temps, priez aussi pour nous, afin que Dieu nous accorde une occasion favorable de prêcher sa Parole, d’annoncer le secret de Christ. C’est en effet à cause de ce secret que je suis maintenant en prison. Priez donc pour que j’en parle de façon à le faire clairement connaître, comme je le dois. Conduisez-vous avec sagesse envers ceux qui ne sont pas chrétiens, en faisant un bon usage de toute occasion qui se présente à vous. Que vos paroles soient toujours agréables et pleines d’intérêt ; sachez répondre de la bonne manière (Col 2.4-6).
Deux thèmes dans ce texte : la prière et l’évangélisation ; les deux activités doivent aller de pair. La prière consiste à parler des hommes à Dieu ; l’évangélisation c’est parler de Dieu aux hommes ; il serait bon que la première précède la seconde ; mais, bien sûr, si la rencontre n’a pu être préparée dans la prière, celle-ci peut intervenir ensuite. Vivons dans la liberté. Dans ce passage de Colossiens, on peut relever ces points :

Demander à Dieu des occasions pour annoncer la Parole. C’est intéressant, car ce n’est pas à nous de les créer ; c’est Dieu qui les donne. Pourquoi avons-nous des difficultés à formuler ce type de prière ? Peut-être pourrait-on dans les semaines qui viennent, demander à Dieu qu’Il nous donne des occasions et garder présent à l’esprit ces questions : « Que puis-je faire par la parole ou les actes, pour amener la personne un peu plus près de Jésus ? » Abandonnons également nos clichés du style : « c’est un païen, il est dur, il ne se convertira jamais » et nos idées en terme d’obligation : la personne doit se convertir si on lui annonce l’Evangile. Mais aimons le pécheur.

Demander à parler clairement et à nous conduire avec sagesse. Réfléchissons à notre manière de parler ! Dans certaines situations nous serons conduits à utiliser les mots : « naître de nouveau » mais une autre fois, l’expression sera inadéquate ; le message du salut en Jésus-Christ devra être exprimé autrement ; sans faire de compromis, on peut utiliser des mots qui ont un sens pour nos interlocuteurs. Jésus s’est adapté à chaque situation ; on ne trouve pas de méthode qui fasse mouche à tous les coups dans les Evangiles. Pourquoi ? Parce que Jésus n’a pas parlé à Nicodème, à la femme samaritaine ou à la femme adultère de la même manière ; il a adapté son langage. On peut trouver deux types de personnes : celles qui veulent en savoir plus, qui questionnent et celles qui, dès le départ, ne veulent rien savoir, mais vous provoquent et vous poussent dans vos derniers retranchements pour critiquer. Ces dernières ont choisi un style de vie qu’elles savent plus ou moins faux, mais elles éprouvent le besoin de se sentir justifiées, tiraillées entre deux extrêmes, elles deviennent agressives ; le piège c’est que le chrétien peut se laisser atteindre par cette agressivité, et être blessé.

Le contenu : parler de Jésus et non pas de nous-mêmes. Que j’annonce clairement le mystère de Christ (Col 4.3), non pas d’abord « mon » témoignage qui peut être une illustration, mais qui n’est pas le point central. Il est parfois plus facile de parler de Dieu (Dieu nous aime, etc.) que de parler précisément de Jésus ; c’est aussi une forme de combat, car Jésus est le message central de l’Evangile. Tout l’Ancien Testament prépare le message de Jésus. Souvent, lorsqu’on parle de la croix, les gens réagissent ; ce n’est pas facilement accepté, car c’est le centre du message. Ayons de la sagesse pour savoir à quel moment introduire le message central de la croix pour le pardon des péchés.

Que votre parole soit toujours accompagnée de la grâce de Dieu (Col 4.6). C’est ce que nous devons communiquer : un Evangile de grâce, de réconciliation par rapport à Dieu ; là aussi, si notre style de vie est en désaccord avec nos paroles, le message ne passera pas. Pierre dit : « Notre motivation doit être l’amour » ; il ne s’agit pas de gagner une bataille ou de prouver que nous avons raison ; hélas, souvent, lorsque nous argumentons, nous n’avons pas envie de perdre la face. Nous avons besoin parfois, compulsivement, de faire passer l’idée que « Jésus est le chemin, la vérité » alors que l’autre n’est pas prêt à en prendre conscience : on se lance dans un combat humain alors qu’il s’agit d’un combat spirituel.

«Assaisonné de sel »: cela signifie « être enthousiaste » pour Jésus-Christ ; avoir de la saveur. Il faut reconnaître que parfois on partage parce qu’il le faut et non par enthousiasme. Si on a vu quelque chose de beau (film, exposition, etc.) comment en parle-t-on ? « Tu dois venir le voir, c’est superbe, etc. » Cette manière de communiquer traduit de l’enthousiasme. Un point important : être des « encourageurs. » Trouver le positif chez l’autre, car souvent on se dit : « parce qu’il n’est pas chrétien », « chez lui tout est négatif. »

Comment répondre à chacun : Il n’y a pas de méthode-type. Soyons souples. Comment établir des ponts d’amitié avec ce que les gens aiment (la musique, leur chien, etc.) ? Comment aider les personnes qui ne semblent pas intéressées ? Le premier point pour les atteindre, c’est de gagner progressivement leur confiance, de développer une relation informelle : prendre un café, faire du baby-sitting ; n’assénons pas d’emblée quelque chose de spirituel ; construisons une relation.

Source Lueur, un éclairage sur la foi

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