“Evangéliser” veut-il dire apporter la Bonne Nouvelle comme l’a fait Walfroy ? – 2

Porter la Bonne nouvelle jusqu’aux extrémités de la terre n’est pas un commandement mais, pour tout chrétien, une nécessité interne. Il ne s’agit pas d’imposer ni d’importuner mais de faire partager. Ce mouvement naturel de la vie de foi se modifie selon les circonstances. C’est en ce sens que l’on parle aujourd’hui de “nouvelle évangélisation”.

 

Évangéliser, c’est quoi ?

 

En quelques millénaires, l’homme a incroyablement transformé son environnement. Par contre, son cœur et ses besoins sont restés les mêmes. C’est pour cela que notre monde a besoin de croyants authentiques qui témoignent de l’Évangile et le vivent.

Les quatre évangélistes sont unanimes: avant de quitter ses disciples pour remonter au ciel, le Christ leur a donné l’ordre d’apporter la bonne nouvelle à tous les habitants du monde.

Quelques années plus tard, l’apôtre Paul, sans doute le plus grand des évangélistes de tous les temps, écrivait: «je suis fier de l’Évangile : c’est la puissance de Dieu par laquelle il sauve tous ceux qui croient…».

On pourrait penser que les progrès de la science, la conquête de l’espace, le développement prodigieux des moyens de communication, l’émancipation de nombreux peuples, ont rendu caduc le message à transmettre. Après tout, les enfants jouaient jadis à la marelle, aux cow-boys, à la toupie… alors qu’on les trouve aujourd’hui scotchés à l’écran de la télévision ou occupés à manipuler frénétiquement un jeu électronique. On pourrait en conclure que, pareillement, le monde n’a plus les mêmes besoins qu’au premier siècle.

Mais tandis que la société progresse d’un côté, la vision d’un monde idyllique que le progrès laissait envisager est remise en question. Notre planète se trouve aujourd’hui confrontée à des problèmes inconnus ou sous-estimés auparavant: le réchauffement climatique du globe, la prolifération de l’armement nucléaire, la surpopulation.

Ce n’est pas un scoop de dire qu’un certain pessimisme est le partage autant des chefs mondiaux que du citoyen lambda. L’avenir de notre civilisation semble de plus en plus incertain. Parfois, on accuse les religieux de générer une disposition à la sinistrose, au catastrophisme et d’exploiter cette morosité. Mais rappelons que ce sont nos écrivains et nos philosophes de référence qui signalent cette impression de perdition, de désespoir, d’inconsistance du monde actuel. Il n’y a qu’à lire La nausée de Jean-Paul Sartre ou à entendre Karl Jung quand il interroge: «Qui donc de nos jours a la parfaite certitude de ne pas être névrosé ?». On pourrait multiplier les exemples.

Soyons lucides : l’homme d’aujourd’hui a tout autant besoin qu’auparavant d’une bonne nouvelle. À y regarder de près, il n’a du reste pas vraiment changé en 20 siècles.

Source Croire et Vivre

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